Noir désir

Noir désir
NOIR DESIR




Noir Désir a réussi après plus de dix ans de concert, à percuter le rock français.
Tout commence au début des années 80 à Bordeaux.
Sur les bords de la Garonne, quatre garçons, sur les cendres du mouvement punk créent Noir Désir.
Textes engagés et affûtés comme des couperets, Bertrand Cantat au chant est mi-ange mi-démon.
87, premier mini-album auto-produit Où Veux-Tu Que Je R'garde.
Veuillez Rendre l'Âme à Qui Elle Appartient sort chez Barclay en 89.
Succès immédiat, le public français applaudit, les critiques aussi: mais non le rock français n'est pas mort.
Ce premier opus est noir comme l'abysse, envoûtant comme le péché.
Le groupe se produit sur les scènes hexagonales où il excelle.
Trois ans plus tard, Tostaky, l'opus qui les fait flirter dangereusement avec un certain succès médiatique qu'ils méprisent.
Guidé par l'idée d'intégrité et de refus du compromis, Noir Désir revendique le droit de diriger lui-même sa carrière, allant parfois à refuser certaines émissions télé.
Le 8 novembre 96, 666 667 Club est dans les bacs.
Les fans retrouvent la puissance des débuts, l'énergie,la rage et la joie.
Trois ans de tournée plus tard, Noir Désir étonne avec One Trip/One Noise en 99, tout simplement une sélection de titres remixés par la scène techno.
Rentrée 2001, après cinq ans d'attente, Noir Des' revient enfin avec Des Visages des Figures qui leur vaut deux Victoires de la Musique en 2002.
L'année suivante, alors qu'il est à Vilnius, Bertrand Cantat est impliqué dans la mort de sa compagne Marie Trintignant.

*VOTER*


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# Posté le vendredi 10 février 2006 05:11

Modifié le mardi 03 juillet 2007 04:53

Rancid

Rancid
RANCID



C'est en 1991, à San Francisco, que Rancid est fondé par le guitariste et chanteur Tim Armstrong et le bassiste Matt Freeman. Amis depuis toujours et grands fans de punk, le duo a grandi dans la petite ville ouvrière d'Albany, tout près de Berkeley. On a également pu les voir ensemble dans Operation Ivy alors que Armstrong était connu sous le sobriquet de Lint alors que Freeman répondait au nom de Matt McCall.

Après la séparation d'Operation Ivy en 1989, ils effectuent un bref séjour avec les Dance Hall Crashers et Downfall. De son côté, Freeman passe quelque temps avec la formation hardcore MDC pendant qu'Armstrong combat son alcoolisme. À la recherche d'un nouveau projet et et dans le but d'occuper son ami, Freeman propose à Armstrong de quitter son emploi et de lancer un nouveau groupe : Rancid.

Au duo s'ajoute le batteur Brett Reed qui est le colocataire d'Armstrong. À peine quelques mois plus tard, Rancid se produit dans la région et en 1995, le groupe lance un premier EP de cinq chansons.

Le mini-album attire l'attention de Brett Gurewitz de Bad Religion qui est aussi propriétaire de l'étiquette indépendante Epitaph qui offre un contrat à Rancid tout en offrant beaucoup de liberté artistique à la formation. En 1993, le groupe propose un premier album éponyme qui verse dans le hardcore et le skate punk avec une touche de punk britannique. Au cours de cette période, Rancid est à la recherche d'un second guitariste, Billie Joe Armstrong de Green Day se produisant même avec eux pour un concert. Finalement, Rancid décide de partir à la conquête de Lars Frederiksen, un ancien membre de U.K. Subs qui évolue à ce moment avec Slip. Frederiksen décline l'offre initiale du groupe, mais quand Slip met un terme à ses activités, il change d'idée et rejoint Rancid qui se trouve en tournée.

C'est sur le EP « Radio Radio Radio » paru en 1994 que Frederiksen fait ses débuts en studio avec le groupe. Lancé quelques mois plus tard, le second album de Rancid intitulé « Let's Go » permet au groupe de s'imposer dans l'underground. Ce second effort marque le début de l'intérêt que porte Rancid au punk londonien de 1977, en particulier the Clash. « Let's Go » leur permet aussi d'obtenir plus de visibilité, notamment sur MTV tout en étant certifié disque d'or. De plus, le succès remporté par Green Day et the Offspring au cours de l'année fait en sorte que Rancid devient l'objet d'une surenchère auprès des principales étiquettes. En bout de ligne, le groupe croit qu'une étiquette majeure ne peut lui offrir le type de contrôle créatif qu'il désire et décide de rester fidèle à Epitaph.

« ...And Out Come the Wolves » qui paraît en 1995 s'avère un aussi grand succès. Le titre de l'album fait référence à la guerre que se livraient les différentes étiquettes pour signer le groupe. La fixation sur the Clash se fait encore plus présente et la pièce « Ruby Soho » permet au groupe de s'installer au sommet de la pyramide punk entraînant des ventes de plus d'un million d'exemplaires. Après une année 1996 fort chargée, le groupe prend une pause pour se consacrer à divers projets. Matt Freeman joue dans Auntie Christ avec Exene Cervenka de X alors que Armstrong lance sa propre étiquette, Hellcat qui se veut une filiale d'Epitaph.

De retour en 1998, Rancid propose en « Life Won't Wait » un album fortement axé sur le ska. Même si la réponse n'est pas aussi forte que dans le cas de « ...And Out Come the Wolves », on peut constater que l'auditoire du groupe demeure stable. En 2000, Rancid propose un second album éponyme qui a la particularité d'être composé de 22 chansons pour une durée totale de moins de 40 minutes. En 2003, Rancid revient avec « Indestructible ». Parallèlement à Rancid, Tim Armstrong travaille aus sein de Transplants en compagnie Travis Barker, batteur de blink-182, et de Rob Alston, un ami commun.


*VOTER*


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# Posté le vendredi 10 février 2006 05:22

Modifié le lundi 02 juillet 2007 14:32

Luke

Luke
LUKE


Le groupe Luke est né à la fin des années 90, autour du chanteur/compositeur bordelais Thomas Boulard.
Signé par le label, Le Village Vert, le groupe sort un premier EP, "Je n'éclaire que moi" en l'an 2000.

En 2001, en collaboration avec le producteur Daniel Presley, le groupe enregistre son premier album « : La vie presque ».
Des chansons et une tournée vont vite faire gagner au groupe les galons de "révélation rock".
Puis en 2004, Luke revient avec « La tête en arrière ». Fini les sons trop travaillés et les atmosphères brodées. Place maintenant aux premières influences de Thomas, et le résultat donne des textes engagés et des sonorités dépolies : la voix se fait plus rêche et les effets de style sont remisés au placard.

Avec ce dernier album, Luke est en train de s'installer confortablement au panthéon des groupes Rock français, une place laissée vacante depuis le forfait de Noir Désir...


*VOTER*

# Posté le vendredi 10 février 2006 05:27

The Libertines

The Libertines
THE LIBERTINES


Les deux leaders du groupe, Pete Doherty et Carl Barât, ont malheureusement fait parler d'eux plus pour leurs frasques que leur musique... pour le plus grand bonheur des tabloïds anglais. Doherty fit entre autres faux bond au groupe lors de la tournée prévue en Europe en juin 2003; il en profita pour créer un autre groupe, Babyshambles. Le mois suivant, Doherty fut pris en flagrant délit alors qu'il cambriolait l'appartement de Carl Barât pendant que le reste du groupe était en tournée au Japon.

Mais revenons à la musique...

Leur premier album Up the Bracket sort en 2002. Elu meilleur nouveau groupe anglais par le prestigieux magazine musical MNE lors de la sortie du premier single What a Master, le groupe entre directement dans les charts anglais. Ce premier opus offre des titres qui à une première écoute paraissent cahoteux, mais dont on s'habitue rapidement au style désordonné des arrangements et des voix.

En 2004 sort le très attendu The Libertines, un disque enregistré quasiment en live, en très peu de reprises. Si beaucoup de fans de la première heure le trouvent moins punchy que le premier opus, il n'en reste pas moins que c'est un album rock de qualité.

Fin 2004, Carl Barât annonce la séparation du groupe, pour raison médicale – on apprendra par la suite qu'il a dû se faire opérer d'une tumeur derrière l'oreille. Cependant on l'attend dans une carrière solo.


*VOTER*


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# Posté le vendredi 10 février 2006 05:30

Modifié le mardi 03 juillet 2007 04:54

Babayshambles

Babayshambles
BABYSHAMBlES


Pour être une rock star génialissime et torturée, le mieux est d' avoir un père militaire, devenir un passionné de littérature, sortir avec une brindille allumée, user et abuser des drogues bien sûr, et se faire repérer dans la rubrique faits divers. Tout cela a déjà provisoirement réussi à Jim Morrison (jusqu'à ce qu'il en meurt), et la recette miracle est en train d'agir avec la même fureur sur Pete Doherty, la nouvelle légende déglinguée et habitée de la sphère musicale...En espérant que les clichés du rock ne l'emportent pas trop tôt, et que le dandy trash de 26 ans aura encore à nous offrir les morceaux chaotiques et fiévreux que l'on a pu découvrir sur le premier opus des Babyshambles, « Down in Albion ».

Etudiant sérieux nourri à la littérature, Pete Doherty s'acoquine avec le rock lorsqu'il rencontre Carl Barât à la fin des 90's et qu'il fonde avec lui les Libertines. Après deux très bons albums au punk acide et ravagé, des histoires glauques à n'en plus finir de drogues, de cambriolage et de bagarres qui font la une des médias people, l'un des groupes de rock les plus prometteurs se sépare en 2004, épuisé par les frasques et les débauches de leur leader.

C'est au cours de cette histoire libertine tumultueuse que Pete fonde un nouveau groupe, Babyshambles, au moment où ses excès de drogues le mettent sur la touche pour la tournée des Libertines. Mais Pete a du mal à mener de front ce nouveau projet, les Libertines, et surtout la drogue, les démêlés avec la justice et la prison. Cependant, de cette période de défonce où Pete donne des concerts dans les bars glauques de Londres naîtra les premiers balbutiements sur piste des Babyshambles, les « Babyshambles Sessions », de la vraie matière brute aux couleurs sombres et romantiques, reflet de l'âme torturée et alcoolique de son créateur.

De plus, Pete Doherty vit une relation à la fois passionnelle et destructrice avec Kate Moss, le mannequin hype du moment. Le couple terrible ne cesse d'alimenter la presse people avec des disputes, réconciliations, demande en mariage et ruptures à la chaîne. A l'automne 2005, leur consommation excessive de drogues dures est dévoilée au grand jour à travers la diffusion dans les journaux d'une photo de Kate Moss prenant de la cocaïne. On n'entend plus alors parler que de ruptures de contrat entre le top model et les grandes maisons de haute couture, et cure de désintoxication pour la belle et son amant maudit.

Cette love story sulfureuse et désespérée (et finalement terminée, Kate ayant largué son bad boy, ce dernier n'ayant finalement pas suivi la cure de désintox comme il l'avait promis)n'empêche pas Pete Doherty et ses Babyshambles de sortir en novembre 2005 un premier album, « Down in Albion » (après avoir publié deux singles en amont) dont l'enregistrement a été plus que laborieux...Entouré de Patrick Walden et de Drew Macconnell avec toujours Mick Jones à la réalisation, Pete Doherty nous livre ici 16 titres hybrides entre énergie corrosive et émotion, confus et intenses, et nettement plus aboutis que les enregistrements brouillons des dernières sessions (en même temps, ce n'était pas vraiment difficile). Sur « La Belle et la Bête », le morceau plein d'ironie qui fait l'ouverture, Pete convie sa muse Kate à pousser la chansonette.

Avec cet album (sorti chez Rough Trade) qui manque encore un peu de structure et de travail de fond, Pete Doherty prouve cependant qu'il peut être autre chose que ce junkie lamentable qui occupe les premières pages des tabloïds. Espérons que ce « Down in Albion » ne sera pas un point final abrasif, mais le début d'une renaissance artistique ...A condition que Pete, (qui est en liberté surveillée jusqu'en 2006 après avoir été arrêté fin 2005 pour conduite en possession de substances très illicites, et qui risque 7 ans de prison) mette un frein aux excès et canalise son âme cabossée dans la musique et elle seule.


*VOTER*

# Posté le vendredi 10 février 2006 05:34